Flamboyant, facétieux, un brin insolent, Le Dernier carnaval met à l’honneur la poésie et l’engagement d’un artiste inclassable, qui s’est autant illustré dans la défense des minorités sexuelles et de genre que dans la promotion de l’art contemporain sur le territoire ardennais. Exposant photographies, sculptures, papier-peints, costumes, vidéos ou performances, il donne la mesure de sa fantaisie baroque et de son humour espiègle, signant son passage à la postérité et transformant le deuil en fête.
Fidèle au désir de Mehryl Ferri Levisse de placer les marges au centre, Le Dernier carnaval donne à voir les mondes merveilleux et burlesques qui sont autant d’espaces d’inclusion et d’expression pour les identités queers et les infinies métamorphoses du corps. Il se saisit de l’art comme d’un levier critique des représentations et d’un lieu de subversion des normes.
L’hommage comprend une rétrospective au Musée de l’Ardenne, une exposition sur les murs du Metropolis consacrée à Balak, galerie temporaire fondée par l’artiste, et une dernière, à l’Espace Bourbon, resserrée sur les luttes LGBTQI+. Plusieurs performances, rencontres et ateliers ainsi que la nomination d’une place de la ville en son honneur complètent la programmation, prévus lors de la Nuit blanche et de deux journées spéciales les 28 novembre et 1er décembre.



