L’exposition explore les vies multiples des œuvres — les destins des objets depuis leur création, leurs voyages, leurs réinterprétations — et interroge la manière dont se construisent, se transforment et se transmettent les récits.
Pour la première fois, un ensemble remarquable issu du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre, comprenant plusieurs chef d’œuvres emblématiques, est présenté au Louvre-Lens. Ce prêt inédit est complété par des œuvres provenant de collections françaises et belges.De Paris à Ispahan, de l’Alhambra au Caire, de Constantinople à Venise et Alger, elle propose un voyage dans l’espace et dans le temps, où se croisent objets, imaginaires, humains et histoires.
Tout au long du parcours chronologique de l’exposition, des contrepoints contemporains prolongent cette réflexion : des artistes vivants – Abbas Akbari, Kader Attia, Dalila Dalléas Bouzar, Nezaket Ekici, Katia Kameli, Nicene Kossentini, Fatima Mazmouz, Sara Ouhaddou, Nazanin Pouyandeh, Zineb Sedira, Wael Shawky, Rayan Yasmineh, Nil Yalter, Amir Youssef – revisitent ces héritages et proposent de nouvelles lectures qui continuent de questionner le présent.
Entre passé, présent et futur, l’exposition invite à penser autrement la diffusion des formes et la manière dont nous regardons les œuvres aujourd’hui. Revenir aux « Mille et Une Nuits » et aller « par-delà », c’est reconnaître que les orientalismes sont des récits. Comme tous les récits, ils ont été et peuvent être transmis, réécrits, modifiés, questionnés, enrichis, critiqués, recréés. Comme tous les récits, ils comportent leurs parts d’ombre et de lumière. Comme tous les récits, la suite de l’histoire reste à écrire, comme l’expriment les regards des artistes contemporains.



