LUNDI 1ER DÉCEMBRE
- 9h-10h30 : Ouverture des Journées Thématiques
- 9h : accueil café, rassemblement
- 9h15 : introduction aux journées, présentation du programme, inscriptions - Amphi
- 10h30-11h30 et 11h30-12h30 : Amsted
Projection-rencontre (deux sessions)
Avec Amélie Martinez et des patient·es de l’hôpital Montperrin - Studio
Jauge : 50 personnes (sur inscription à l’une des deux sessions) - 10h30-12h30 : (Crip-)FALC
Atelier
Avec Lucas Fritz
Villa
Jauge : 30 personnes (sur inscription) - 10h-12h : Soin’Soin – Journal de réflexion sur le soin psychiatrique
Stand et présentation de la revue
Avec un·e bénévole de la revue (sous réserve)
Hall
Entrée libre - 12h30-13h : Vernissage de l’exposition des étudiant·es & diplômé·es
Vernissage, rencontre, lectures-performances
Avec Laitue Zaatar, Al Bonneux, Cleri Demariafanelli, Yujin Nam, Aloïs Frost, et les étudiant·es et diplômé·es participant·es
Hall amphi
Entrée libre - 13h-14h : Club de lecture
Lectures et discussions
Autour du texte de Daniela Rea Gomez, D’amour et de force : une généalogie du soin (2025)
Avec Appoline Salmon, Marie Martel, Juliette Beorchia, Noémie Besnier
Médiathèque
Entrée libre - 12h30-14h pauses déjeuners, pique-niques libres
- 14h, puis 14h15-16h et 16h15-18h : Vandaliser le vandalisme queer
Présentation suivie d’un atelier jeux (deux sessions)
Avec Lucas Fritz et Flo*Souad Benaddi
Hypermédia
Jauge : 15 personnes par session (sur inscription) - 14h-16h : Vocalises
Atelier vocal
Avec François Parra
Studio
Jauge : 20 personnes (sur inscription)
L’école mettra à disposition des tapis mais vous pouvez venir avec le vôtre (type yoga).
Venir avec des vêtements souples, une couverture chaude et de l’eau. - 14h30-16h30 : Le Moindre geste (Fernand Deligny et. al., 1971)
Projection, rencontre
Avec Émilie Aussel - en partenariat avec l’Institut de l’Image
Amphi
Entrée libre - 15h-16h : focus étudiant·es & diplômé·es venu·es d’ailleurs
Rencontre, discussion
Avec Geun Young Hwang, Meher Kafalian, Zakaria El Ouaqoudi (diplômé·es), Céline Marx, Cécile Ampelas et Pénélope Patrix
Villa
Jauge : 25 personnes (sur inscription) - 16h-17h30 : Atelier arpentages, traces et divagations
Atelier et discussion
Avec Camille Videcoq
Cafétéria
Jauge : 20 personnes (sur inscription) - Et en continu sur les deux journées :
Exposition des étudiant·es et diplômé·es de l’école - Hall amphi
Sélection d’ouvrages et de mémoires - Médiathèque
Coin repos - Locus Sonus
Coin papotage, information, consultation de brochures et partage de ressources - Cafétéria (partie basse)
MARDI 2 DÉCEMBRE
- 9h-10h : Ouverture de la 2e journée
Accueil café, inscriptions (selon places)
Hall - 11h-13h30 : La santé mentale, tous et toutes concerné·es. En quoi notre santé mentale est affectée par...?
Visite, rencontre, discussion. Une proposition du 3bisf, centre d’arts contemporain
Avec Florie Adda, Marie de Gaulejac, Jasmine Lebert, Sylvain Rollandin
10h30 - départ groupé de l’école - RDV dans le hall (ou RDV direct. au 3bisf à 11h)
11h Accueil tisane
11h30 Visite de l’exposition « Weather » de Yuyan Wang
12h-13h30 : Rencontre Art Soin Citoyenneté
Apporter son pique-nique. Café-dessert offert par le 3bisf.
Au 3bisf, au sein du Centre Hospitalier Montperrin (Aix-en-Provence)
Jauge : 30 personnes (sur inscription) - 10h-12h30 : Morphomania
Présentation, projection, discussion
Avec Caroline Bernard
Amphithéâtre
Entrée libre - 12h30-13h : Visite de l’exposition des étudiant·es & diplômé·es
Visite, activation, rencontre
Avec Laitue Zaatar, Al Bonneux, Cleri Demariafanelli, Yujin Nam, Aloïs Frost, et les étudiant·es et diplômé·es participant·es
Hall amphi
Entrée libre - 13h-14h : Club de lecture
Lectures et discussions
Autour du texte de Marielle Macé, Nos cabanes (2019)
Avec Appoline Salmon, Marie Martel, Juliette Beorchia, Noémie Besnier
Médiathèque
Entrée libre - 12h30-14h pauses déjeuners, pique-niques libres
- 14h-16h : Folie douce
Rencontre et atelier podcast
Avec Florie Adda
Villa
Jauge : 20 personnes (sur inscription) - 14h-17h : Bande de malades !
Atelier
Avec la collective Handi·es Tordu·es : Cécile Carbone, Anaïs Ghedini, Marguerite Maréchal, Némo Turbant
Studio
Jauge : 20 personnes (sur inscription)
Venir avec plaids, oreillers, tissus... - 14h-17h : Art, soin et politique : l’espace pictural comme espace de désaliénation
Rencontre et atelier
Avec Feryel Atek
Volume
Jauge : 22 personnes (sur inscription) - 14h30-16h30 : Dernières nouvelles du cosmos (Julie Bertuccelli, 2016)
Projection, rencontre
Avec Émilie Aussel - en partenariat avec l’Institut de l’Image
Amphi
Entrée libre - 15h-16h30 - Entre-écrire
Atelier, discussion
Avec Leslie Astier et Aloïs Frost
Cafétéria
Jauge : 25 personnes (sur inscription) - 17h - Clôture des Journées thématiques
Discussion de fin, ouvertures
Avec l’ensemble du comité de pilotage et des participant·es de l’Esaaix
Amphi
- Amsted (lundi, 10h30 et 11h30)
Amélie Martinez est art-thérapeute en unité de soins intensifs psychiatriques à l’hôpital Montperrin d’Aix-en-Provence et également artiste plasticienne sous le nom d’AMSTED.
Afin de renverser certains préjugés autour des maladies mentales, Amsted a collaboré avec l’hôpital Montperrin pour réaliser une fresque participative.
Un documentaire, né de cette initiative, revient sur cette intervention artistique au cœur de l’espace hospitalier, où les concernés parlent de leur santé mentale et témoignent des bienfaits de l’art dans leur vie.
VOIX AUTHENTIQUES : RÉCITS INTIMES DE LA VIE PSYCHIQUE
Sélections : Festival international de la Croix Rouge et des films de la santé - Varna 2025 ; Filmmaker Sessions vol 10 ; Pinewood 2025 ; Festival de Lorquin 2024
- (crip-)FALC (lundi, 10h30)
Souvent, l’accessibilité est perçue comme une contrainte technique, un ensemble de règles contraignantes à appliquer. Lors de cet atelier nous allons aller à l’encontre de ce constat, et aborder l’accessibilité comme une manière de se frayer de nouveaux accès. Nous allons explorer les possibilités créatives du Facile à Lire et à Comprendre (un outil pour rendre le langage accessible) tout en nous appropriant le FALC de façon créative. À partir d’une critique située de l’ancrage institutionnel du FALC, l’atelier évoquera également la place des écoles d’art dans le champ des luttes handies.
Lucas Fritz est chercheur-artiste. Il coordonne le projet européen Temporary Landing Zone, consacré aux pratiques de repos aux politiques de neurodiversité au sein des lieux d’art. Son travail explore plus largement les pratiques d’accessibilité (notamment de la communication), et les liens entre productivisme, normes de cerveau valide et activisme handi.
- Exposition des étudiant·es & diplômé·es de l’ESAAix (en continu – activations, lectures-performances et rencontres lundi et mardi à 12h30)
Avec des pièces, lectures, performances de plusieurs étudiant·es et diplômé·es de l’ESAAix
Exposition coordonnée par les étudiant·es et diplômé·es membres du comité de pilotage : Laitue Zaatar, Al Bonneux, Cleri Demariafanelli, Yujin Nam, Aloïs Frost
- Stand et présentation de la revue Soin’Soin (lundi matin)
Journal de réflexion sur le soin psychiatrique https://soinsoin.fr/
Nos souffrances ne sont pas des maladies, nos vies ne sont pas que sur ordonnance, et changeons la manière de voir et de considérer le soin psychiatrique.
La plupart des personnes qui écrivent dans ce journal sont des usager·es de la psychiatrie, c’est à dire des personnes qui ont affaire quotidiennement avec le soin psychiatrique. Prises de médocs, hospitalisations avec ou sans contentions. La proposition est de réfléchir ensemble sur les dysfonctionnements des parcours de soin en France, de proposer des ressources empouvoirantes et de déconstruire les préjugés du grand public et de diffuser tout ça gratuitement ou à prix libre dans les établissements de soin et en dehors.
- Club de lecture (lundi et mardi 13h + sélection de mémoires et d’ouvrages en continu)
Le club de lecture se tient régulièrement à la médiathèque. Animé par Appoline Salmon et Marie Martel, il propose des moments de lecture collective à voix haute ainsi que de discussions autour d’une sélection de textes de différents genres littéraires. Les séances alternent entre la (re)découverte de textes d’auteurices, issus d’un corpus de textes engagés et une lecture arbitraire et spontanée des nouvelles acquisitions de la médiathèque. La bibliographie et les propositions de ces temps de lecture évoluent au fur et à mesure selon les recommandations et les envies de chacun·e.
À l’occasion de ces journées thématiques, le club propose une rencontre le lundi 1er décembre autour du texte de Daniela Rea Gomez D’amour et de force : une généalogie du soin, Editions Ici-bas, 2025 et le mardi 2 décembre autour du texte de Marielle Macé Nos cabanes, Verdier, 2019. Ces deux séances sont également l’occasion de (re)découvrir une sélection de mémoires d’étudiant·es de l’Esaaix.
[La médiathèque propose également une sélection d’ouvrages faisant écho aux problématiques développées pendant ces deux journées]
Marie Martel et Appoline Martel sont étudiantes à l’ESAAix, en second cycle. Juliette Beorchia est responsable de la médiathèque dont elle co-anime la programmation. Noémie Besnier est assistante documentaliste à la médiathèque, elle co-anime la programmation.
- Vandaliser le vandalisme queer (lundi, 14h15 et 16h15)
Avec Flo*Souad Benaddi et Lucas Fritz.
Comment rendre accessibles les textes qui parlent d’accessibilité ? Comment faire lorsque les ateliers – où l’on rend accessible les textes qui parlent d’accessibilité – sont eux-mêmes inaccessibles ?
À partir du vandalisme du livre de Sara Ahmed Vandalisme queer, l’atelier "S’en sortir : Vandaliser le vandalisme queer" propose à ses joueureuses d’explorer les mises en abîme de l’accessibilité, et de "s’en sortir".
"S’en sortir : vandaliser le vandalisme queer" est ce qui est sorti d’une résidence de recherche-création portée par Lucas Fritz, Flo*Souad Benaddi de FSB Press et les usager·es du Groupe d’Entraide Mutualisé Café Curieux, et produite par le CAC Brétigny et le collectif Ostensible.
Flo*Souad Benaddi est co-fondateur de FSB Press. FSB Press est une structure éditoriale qui se déploie à travers l’organisation d’événements sur les pratiques éditoriales expérimentales, la participation à des expositions, la publication de textes brûlants et sincères ainsi que par des commandes de graphismes réjouissantes.
Lucas Fritz – voir présentation ci-dessus.
- Vocalises (lundi, 14h)
Atelier de pratique vocale avec François Parra, artiste et enseignant à l’EsaAix
Venez avec des vêtements souples, une couverture chaude et de l’eau.
L’école mettra à disposition des tapis mais vous pouvez venir avec le vôtre (type yoga).
Cet atelier de pratiques vocales s’adresse à toustes ceux et celles qui souhaiteraient expérimenter les possibilités de leur(s) voix dans des perspectives larges. Il n’e s’agit en aucun cas d’un atelier de chant mais d’un moment où expérimenter votre appareil vocal pour le laisser exprimer vos voix, celles que le quotidien ne laisse la possibilité de manifester. Il s’entend comme un moment pour expérimenter collectivement un certain nombre de techniques (respiration, postures, fonctionnement de l’appareil vocal, écoute interne/externe, mise en résonance de l’espace) qui permettent d’étendre le registre vocal quotidien. Et se mettre à l’écoute de nos voix internes/intimes. Les laisser sortir tout en laissant la place à celles de l’autre.
L’atelier est composé d’une série d’exercices successifs qui favorisent la détente, l’écoute, et le faire ensemble. Il est pensé pour une durée de deux heures. Il demande un peu d’endurance, et reste ouvert à certaines de vos attentes dans la mesure du temps nécessaire à les mettre en œuvre.
François Parra est artiste sonore formé au GMEM, membre de nombreux collectifs d’artistes Daisychain, NøDJ/NøVJ, Cap15, Choeur Tac-til, PACE. Il enseigne les pratiques sonores et l’audionumérique à l’EsaAix.
- Le Moindre geste (lundi, 14h30)
En partenariat avec l’Institut de l’Image
Réal. Fernand Deligny, Josée Manenti, Jean-Pierre Daniel (Fr., 1971) - durée 1h46
Yves, échappé d’un destin qui le condamnait à « demeurer dans une demeure à demeurés », déploie sa joie de vivre dans les paysages accidentés des Cévennes. Sa voix, solennelle et grave, faite de rage et d’imprécations, enregistrée le soir par Deligny dans un lieu d’accueil qu’il a initié pour les adolescents caractériels, délinquants et psychotiques, s’imprime sur les chemins où il vagabonde, les roches qu’il polit, le vent qui caresse son visage et les lacets qu’il défait.
Projections ouvertes au public - tarifs habituels de l’Institut de l’image
Gratuit pour les étudiant·es de l’EsaAix
Présenté par Émilie Aussel, cinéaste et enseignante artistique vidéo à l’Esaaix
- Focus étudiant·es & diplômé·es venu·es d’ailleurs (lundi, 15h)
Je suis étudiant·e issu·e d’un autre pays que la France et je peux rencontrer des difficultés impactant ma vie quotidienne (cadre légal lié à mon statut étudiant, logement, santé, titre de séjour, compréhension des attentes administratives, pédagogiques). Je m‘interroge aussi sur ma sortie d’école. Quelles sont les ressources interne et en-dehors de l’école sur lesquelles m’appuyer ? Cette première rencontre conviviale a pour objectif d’échanger des expériences et des informations, d’identifier des besoins, de proposer de l’entraide en présence de diplômé·es ; et de réfléchir ensemble aux propositions qui pourraient être mises en place à l’école dans un avenir proche.
Geun Young Hwang est artiste, diplômée DNSEP 2022. Meher Kafalian est artiste, diplômé DNSEP 2024. Zakaria El Ouaqoudi est artiste, étudiant du LabPro, diplômé DNSEP 2025. Cécile Ampelas enseigne le Français Langue Étrangère, Céline Marx s’occupe de la professionnalisation, Pénélope Patrix de l’international et de la recherche à l’ESAAix.
- Atelier arpentages, traces et divagations (lundi, 16h)
Dans l’espace lecture-griffonnage- papotage mis à disposition en libre accès pour recueillir les pensées que vous aurez envie de déposer tout au long de ces deux journées, nous vous proposons un moment de lecture-discussion pour mettre en partage, d’une manière douce, ludique et oblique, quelques-uns de ces mots et autres images, entendus lors des ateliers, attrapés au détour d’une discussion à bâtons rompus ou glanés dans un livre.
Camille Videcoq est critique d’art, commissaire indépendant et enseignante à l’EsaAix en histoire et théorie de l’art contemporain.
- La santé mentale, tous et toutes concerné·es. En quoi notre santé mentale est affectée par... ? (mardi matin & midi, au 3bisf)
Visite de l’exposition « Weather » de Yuyan Wang
Suivie d’une rencontre Art Soin Citoyenneté. Pique-nique à apporter. Café-dessert offert par le 3bisf.
Art Soin Citoyenneté est une plateforme collaborative de co-construction des savoirs et un réseau de structures imbriquant la création artistique et le soin.
Au cœur de la démarche du réseau ASC se trouve la capacité de l’art à prendre soin des indivisions et du collectif, vers un chemin possible d’émancipation et de réappropriation de soi, en activant des espaces démocratiques d’expression et de mutualisation de ressources autour des dynamiques de réciprocités, favorisant les démarches « paires ». Le groupe de réflexion citoyen permet d’échanger à partir d’expériences vécues liées au soin et à l’art, en prenant en compte les vulnérabilités partagées et les possibles apports entre la création artistique et le soin.
Partageons nos ressources et nos refuges !
Pour cette rencontre ASC avec les étudiant·es, tout partira de la contribution active de chacun·e. Tout sera expliqué en début de rencontre et selon la modalité du groupe.
Penser à partir des expériences de vulnérabilités, à des expériences vécues et des paroles situées. La parole sera horizontale : chacun·e participe en son nom en tant que citoyen·ne.
Avec la contribution de Florie Adda, artiste, et l’équipe du 3bisf : Marie de Gaulejac, directrice artistique des arts visuels, Jasmine Lebert, directrice générale et artistique des arts vivants et Sylvain Rollandin, infirmier
Le 3bisf, centre d’arts contemporains
Depuis 1983, le 3 bis f, situé dans le Centre Hospitalier psychiatrique Montperrin, développe un lieu de créations contemporaines tant dans le domaine du spectacle vivant que dans celui des arts visuels au sein de son Centre d’Arts. Chaque année, sur des temporalités variables allant de quelques semaines à plusieurs mois, des artistes et compagnies sont invité·es à proposer et développer des projets dans le cadre de résidences de recherche ou de création pour le lieu. Plusieurs moments de rencontres avec les résidences en cours sont proposés et ouverts à tous les publics : sessions, ateliers de pratique collective, échanges avec les artistes, visites, conférences, représentations, expositions...
La singularité du projet du 3 bis f, centre d’arts contemporains d’intérêt national, prend ses bases dans la rencontre entre les champs du soin et de la création artistique contemporaine. La mixité de l’équipe par le croisement des compétences permet la mise en relation des personnes relevant de la psychiatrie, des artistes et du public invité. De même, la pluridisciplinarité́ exige des savoir-faire multiples. Il ne peut s’agir de rester accroché à des contours minimaux de son statut professionnel : on laisse d’abord quelque chose de sa maîtrise et on s’expose à un autre point de vue.
- Morphomania (mardi 10h)
Durant la matinée MORPHOMANIA, Caroline Bernard viendra nous parler de ses projets récents qui explorent comment la forme artistique peut transcender les assignations psychiatriques et identitaires.
Programme de la matinée
Présentation des projets _morphoses (parole sans filtre à la jeunesse, cycle de création avec des adolescent·es au Théâtre Am Stram Gram (Genève) depuis 2021) et Symptomania (spectacles, performances, podcasts, festival avec les santés mentales créé en octobre 2025 à Lausanne.
Ces deux dispositifs partagent une conviction : la parole marginalisée – qu’elle soit psychiatrisée ou adolescente – ne doit pas être réduite à sa dimension symptomatique, mais peut être captée dans sa complexité vibratoire, poétique et sociale. Le passage par le travail artistique relève de nécessités qui transcendent les fatalités diagnostiques ou identitaires. Les dispositifs d’écoute créés – qu’il s’agisse d’une scénographie inspirée de la télé-réalité où l’on cuisine ensemble, ou d’un festival qui accueille la parole psychiatrisée – sont des formes qui permettent de nouvelles façons d’être ensemble. Cette recherche plastique s’inscrit dans une temporalité longue : suivre pendant des années un groupe de jeunes qui grandissent, accompagner depuis neuf ans un ami atteint de troubles psychiques, c’est refuser l’immédiateté du diagnostic pour privilégier la transformation par la durée.
Projection At The End You Will Love Me, (en)quête sur l’(im)possible guérison – Diffusion du documentaire de création
Sur la route de l’hôpital, alors qu’elle rend visite à Olivier, 27 ans, atteint d’un cancer, Caroline rencontre Valerio, un jeune rappeur du même âge. Une amitié turbulente et indéfectible se noue alors très rapidement. Dans les mois qui suivent, Valerio est tour à tour déclaré « schizophrène » ou « bipolaire ». Face à l’inefficacité des traitements classiques et l’urgence de la condamnation psychiatrique, Caroline part en quête d’alternatives. Sur sa route, elle rencontre de nombreuses personnes inspirantes, engagées, prêtes à inventer de nouvelles définitions autour de la santé mentale, prêtes à subir et à affronter les failles du système psychiatrique, prêtes à sortir des rails.
Discussion. À la suite de la projection du documentaire, un temps de discussion et d’échanges. Dans les échanges avec le public, Caroline Bernard dit souvent que « la vie fait la dramaturgie » – et dans le même temps, on dit régulièrement aux étudiant·es en école d’art d’être à la bonne distance de leur sujet – Comment travaille-t-on avec des personnes concernées ? Comment crée-t-on lorsqu’on est soit même totalement immergé dans son sujet ? Comment la pratique répond à une nécessité aussi bien artistique, vitale que citoyenne ? Comment on réinvente des communs qui basculent de la petite à la plus grande histoire ?
Artiste-chercheuse,Caroline Bernard travaille à des formes hybrides entre arts vivants, cinéma et radio. Depuis 2017, elle crée des ciné-radio performances avec la compagnie Chemins de traverse (CDT) à la Maison Saint-Gervais à Genève : L’urgence (2017), Eromania (God Is A Dead Smoker) (2019), At The End You Will Love Me (2022). Ces performances ont toutes été adaptées à la radio par LE LABO et diffusées sur Espace 2.
Professeure associée à l’UQAM (Montréal) et docteure en esthétique, sciences et technologies des arts, elle dirige le laboratoire Prospectives de l’image à l’École nationale supérieure de photographie d’Arles, et collabore avec diverses institutions en Suisse et à l’international.
- Folie douce (mardi 14h)
Après un temps de rencontre où Florie Adda présentera son parcours en tant qu’artiste concernéx par la question des troubles psychiques, iel propose de réaliser un épisode du podcast « Ça s’dit pas » à l’école d’art d’Aix-en-Provence.
Cet atelier se déroulera en deux temps :
Un temps de prise de son dans l’enceinte de l’école, comme une balade sonore où les participant·es sont invité·es à interagir avec leur environnement pour créer de la matière sonore.
Un temps de discussion enregistrée où les participant.es sont invité·es à échanger autour du thème « folie douce ». Florie Adda réalisera ensuite l’épisode qui regroupera les sons enregistrés et le temps de discussion et l’enverra aux participant·es ainsi qu’à l’école d’art d’Aix en Provence.
Florie Adda est unx artiste pluridisciplinaire forméx aux beaux-arts d’Avignon. Peinture, écriture, photographie ou création sonore sont pour iel des façons de travailler la question de la subjectivité, de la narration, de l’intimité politique.
En 2012 iel publie le roman État mixtes sur papier, (éditions Bleu Pétrole, Paris 2012), inspiré de son parcours en psychiatrie. Depuis 2020 iel co-réalise le podcast « Ça s’dit pas » avec Marie Marković sur la psychiatrie, la neurodiversité et plus particulièrement l’autisme et le trouble de la personnalité borderline. Le podcast, soutenu par le 3 bis f et diffusé au Palais de Tokyo lors de l’inauguration du HAMO, sert régulièrement de base pour faire de la sensibilisation à la santé mentale dans diverses structures médico-sociales et culturelles. Florie Adda est également membre du conseil d’administration du 3 bis f et travaille actuellement sur l’écriture d’un ouvrage sur la pair-aidance et la création artistique.
- Bande de malades ! (mardi 14h)
Les Handi·es Tordu·es vous invitent à vous prélasser sur nos plaids, peindre vos douleurs sur des fanions, et les transformer en guirlandes militantes à accrocher sur un balcon.
Que vous soyez handi·es, aidant·es, allié·es, curieux·euses ou en découverte de vos besoins spécifiques, cet atelier offre un espace d’apprentissage, de discussion et de visibilité des cripness qui nous entourent.
Passez d’un espace cosy soft-théorie sur l’art crip et ses enjeux, à une pratique de peinture partagée sur tissus triangulaires.
Siesteur·euses nonchalantes et multitasking enjoyers bienvenu·es !
Les Handi·es Tordu•es sont une collective composée de quatre membres, toustes artistes, auteurices et militanx handiqueer.
Co-fondée en 2023, iels développent des manières de (dé)faire de l’art ; à travers des ateliers, des workshops, des écrits, tout en menant un travail de vulgarisation et d’accessibilités aux théories philosophiques du care et du crip (crip provient de crippled, qui veut dire estropié, qui est le mot de ralliement des activistes handicapés et des études qu’elles développent).
Iels cherchent à créer un espace d’expression et de diffusion pour les voix marginalisées, au croisement des luttes queers et anti-validistes, et d’en faire un terrain d’expérimentation plastique, collectif, et joyeusement chaotique.
- Art, soin et politique : l’espace pictural comme espace de désaliénation (mardi 14h)
Cette session hybride mêle discussion, présentation et atelier collectif avec l’artiste et art-thérapeute Feryel Atek. Nous explorerons comment l’espace pictural peut devenir un lieu de mémoire, de transformation et de désaliénation. Cette session propose une lecture transversale entre art, soin et politique, en questionnant les esthétiques dominantes et leurs déterminismes. Après une introduction théorique, présentation du travail de l’artiste et table ronde, les participant·es expérimentent un atelier d’expression multi-médium, grand format inspiré de l’art-thérapie et de la démarche créative de l’artiste. L’atelier engage corps, sensorialité, symbolique et dimension collective dans un cadre bienveillant et déhiérarchisé.
Feryel Atek est une artiste et art-thérapeute franco-algérienne. Après un passage en philosophie à la Sorbonne, elle choisit d’explorer l’art en autodidacte et de s’immerger dans un milieu culturel alternatif, en s’installant à Berlin une dizaine d’années. Là-bas, elle se forme à l’art-thérapie. Elle expose dans plusieurs galeries et lieux culturels en France, à Bruxelles, Londres et Berlin, tout en menant des ateliers et en s’impliquant dans la vie culturelle locale. Elle développe une pratique de grandes peintures immersives, et de formats intimistes puisant dans divers médiums. Elle crée des « ailleurs psychiques » et des topographies sensibles, nourries par ses racines amazighes, et symboliques diverses. Son travail mêle l’héritage du surréalisme, démarche décoloniale et écoféminisme. Sa posture transversale conçoit l’art comme une manière d’entrer en relation avec le monde et de faire société. Elle intervient auprès de publics marginalisés, en psychiatrie, dans le social, en école, mais aussi au sein d’institutions culturelles. De retour à Marseille depuis quatre ans, elle obtient récemment son DNSEP (VAE) à l’ESAAix. Elle poursuit aujourd’hui à travers la recherche-création une réflexion sur l’art comme médium de transformation, de transmission et de désaliénation.
- Dernières nouvelles du cosmos (mardi 14h30)
En partenariat avec l’Institut de l’Image
Réal. Julie Bertuccelli (Fr., 2016) 1h25
À bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l’auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un « lot mal calibré, ne rentrant nulle part ». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien... Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…
Projections ouvertes au public - tarifs habituels de l’Institut de l’image
Gratuit pour les étudiants de l’ESAAix
Présenté par Émilie Aussel, cinéaste et enseignante artistique vidéo à l’ESAAix
- Entre-écrire (mardi 15h)
Pour se rassembler et conclure ces journées thématiques, nous chercherons à questionner à plusieurs mains, jouer à écrire, mêler nos mots et s’entre-lire pour entre-penser les santés mentales. Ce rendez-vous ludique et poétique visera à co-construire des moyens d’écrire à plusieurs mains des futurs désirables.
Pour cela nous expérimenterons autour des improvisations narratives et textuelles en prenant soin de déployer des dispositifs de sécurité émotionnelle.
Toutes les formes d’écriture, du collage, de l’anecdote à la performance, sont accueillies.
Leslie Astier est artiste-chercheur·euse et enseignant·e en pratiques ludiques et numériques à l’ESAAix. Aloïs Frost est artiste, diplômé·e d’un DNSEP de l’ESAAix (2025) et étudiant·e du LabPro.
- Session de clôture des Journées Thématiques (mardi, 17h)
Discussion de fin, ouvertures. Avec l’ensemble du comité de pilotage et des participant·es de l’Esaaix




