Inspirée par l’histoire du lieu, ses sculptures et sa végétation envahissante, l’œuvre prend aujourd’hui la forme d’un volume sculptural de grande échelle, composé de fragments de valises et de récits incrustés dans un corps organo-minérale. La sculpture, envahie par des plantes qui émergent de son intérieur, évoque à la fois une arche, une ruine et un corps en transformation. Des récits de voyages et de migrations, diffusés depuis l’intérieur du volume, composent une polyphonie de langues et de mémoires, en dialogue direct avec la figure de Noé présente dans le jardin.
Entre jardins de Babylone, tour de Babel et activisme végétal, Verdes Anos interroge la mémoire des déplacements, la persistance du vivant et le temps qui recouvre, transforme et efface.



