Son travail se déploie autour de l’objet, de ses usages et de ses potentiels narratifs. Marquée par une approche performative, sa pratique explore les gestes du quotidien, les dynamiques de groupe et cherche à rendre visible les processus de fabrication partagée. Elle privilégie des matériaux peu transformés ou de récupération, affirmant une esthétique de l’économie et de l’adaptabilité. Entre l’espace d’exposition et l’espace scénique, elle crée des installations ou des dispositifs qui génèrent des situations où les corps peuvent se mettre en mouvement et évoluer entre chorégraphie amateur et ouvrage collaboratif. Ses objets — à la fois œuvres, outils ou instruments— restent instables, manipulables, appellent l’usage, suscitent l’action.
Élodie Rougeaux-Léaux organise sa pratique artistique entre la recherche, la production et la transmission qu’elle considère comme une pratique à part entière. Les ateliers qu’elle mène deviennent des espaces d’expérimentation, où elle développe des outils pédagogiques, des formes d’attention collectives, et des expériences à vivre plus que des formes matérielles finies. Le groupe devient un terrain de recherche autonome, porteur de récits, de gestes et de présences. Elle a pu mener de nombreux workshops et son travail a été exposé au festival Actoral (Marseille), au Mac de Marseille, au 3bisF (Aix), au Frac Sud ou encore à la galerie Tête (Berlin), à l’institut français du Maroc (Fès) ou à Ramdom, dans les Pouilles avec l’institut français d’Italie. Parallèlement elle monte une compagnie avec le scénographe Jordan Vincent pour co-diriger la direction artistique.



