Lila Schpilberg vit et travaille à Marseille. Elle est diplômée d’un DNA à l’ENSA Bourges en 2022 puis d’un DNSEP à l’ESAAIX en 2024, après un parcours en études théâtrales à Montpellier et une classe préparatoire aux Beaux-Arts de Sète. « Créer un point de tension entre submersion et légèreté c’est la condition pour qu’émerge le poétique la submersion c’est d’être sous la vague et la légèreté c’est d’en rire » dit-elle de son travail qui se joue des contextes et des médiums photos, vidéos, objets, et du geste, de la performance et des écritures.
« Lila Schpilperg se saisit de ce qui l’entoure, de sa vie, de ce qui la fait grandir et de ce qui nourrit son quotidien. Elle extrait, détourne, met en exergue, indexe ce qui peut contenir du sensible ou de l’intime. Son art, toujours multidisciplinaire, embrasse d’un même mouvement la performance, la photographie, l’écriture, la vidéo, le dessin et tout ce qui est pertinent pour rendre compte de l’universalité de ses propres expériences. Lila Schpilberg façonne son œuvre avec une économie de moyens, pour ne pas se contraindre et dire ce qu’elle a à dire. Toute sa production ou presque pourrait tenir dans une poche (médailles réalisées en opercules de yaourts, portraits sur diapositives ou dans des boîtes de thon...). Les gestes qu’elle opère sont portés par un hors champ, comme quand elle récolte la buée sur les vitres d’une voiture dans laquelle elle a passé la nuit ou qu’elle relate ses souvenirs sur le talon de sacs en plastique ». Guillaume Mansart co-responsable de documentsdartistes.org et critique d’art indépendant, 2025
Son travail a récemment été présenté au Frac Sud, au Centre de la Photographie, au Château de Servières, au Centre Fernand Léger ou encore au CIPM, dans le cadre d’expositions collectives. Elle a également participé à plusieurs résidences, notamment avec Dolomiti Contemporanee, La Marelle et Voyons Voir.
Dans le cadre de la résidence avec Bienvenue là-haut, elle souhaite mener une recherche autour des cadrans solaires des villages du Queyras - leurs devises, leurs symboles et leurs ornements - et aller à la rencontre de celles et ceux qui les conçoivent.
Romain Barré est responsable de Bienvenue là-haut, un projet structuré autour de la résidence d’artistes Itinérantes sur le territoire afin de développer une cartographie de projets artistiques en arts visuels sur l’ensemble de la Communauté de Communes du Guillestrois-Queyras (CCGQ), en relation avec les patrimoines culturels, bâtis et naturels, reliés par l’itinérance d’un projet circassien touchant à l’expérience sensible de la vie en montagne.
Pensées dans l’immersion locale et la relation avec les habitants, les créations sont dédiées aux contextes spécifiques de chaque lieu : Place forte de Mont-Dauphin, d’une part ; col vieux – réserve naturelle de Ristolas – Mont- Viso de l’autre. Les artistes et leurs œuvres vont ainsi ponctuer le Guillestrois et le Queyras, dans la cohérence d’un même territoire, créant une première étape au déploiement d’un nouveau tourisme culturel. La mise en place de ces résidences suppose de structurer un réseau d’acteurs (habitants, artisans, institutionnels) afin de permettre la création et l’appropriation des projets.


